Dans les plaines infinies où l’herbe ondule sous le vent chaud et où le soleil embrase l’horizon jusqu’au dernier instant du jour, règne une présence que nul animal n’ignore : le lion.
Dans les forêts profondes, là où les ronces s’entrelacent et où les vieux chênes murmurent au vent, se faufile une présence que peu d’yeux ont la chance de croiser : le chat forestier. Plus robuste que le chat domestique, plus farouche aussi, il avance à pas comptés, silhouette dense et souple, comme façonnée par la pénombre. Son pelage épais, strié de gris et de brun, semble porter la mémoire des écorces et des feuilles mortes. Sa queue courte et touffue, cerclée de noir, se